Publié par Loïc
le 25 septembre 2025 à 18h00
Entraîneur des trois-quarts du Stade Toulousain, Clément Poitrenaud, a détaillé la philosophie du club concernant l'intégration progressive des jeunes du centre de formation. Une méthode rodée qui porte ses fruits depuis plusieurs années.
Clément Poitrenaud a d'abord expliqué la composition habituelle des séances d'entraînement au Stade Toulousain : "Sur les entraînements, je dois avoir 21 ou 22 joueurs, avec à peu près 13 ou 14 professionnels. Tout le reste, ce sont des joueurs du centre de formation."
L'entraîneur a ensuite souligné que certains jeunes évoluent déjà quotidiennement avec l'équipe première, bien avant leurs débuts officiels.
Le natif de Dax précise cette approche : "Il y en a qui s'entraînent avec nous aujourd'hui que vous ne connaissez pas encore et qui, potentiellement, auront leur première titularisation, leur première fin de match dans trois mois, six mois, 10 mois, je ne sais rien. Mais qui, en tout cas, sont déjà avec nous. L'intégration se fait comme ça."
Cette stratégie d'intégration progressive présente plusieurs avantages selon l'ancien joueur. Il détaille les bénéfices de cette approche : "Cela nous permet : un, de développer leurs compétences ; deux, de les intégrer aux professionnels et de s'habituer à être avec les joueurs plus confirmés, de connaître le fonctionnement de l'équipe. Et du coup, le jour où ils sont amenés à jouer, tout est plus simple. C'est une espèce de cercle vertueux."

Le membre du staff insiste sur l'efficacité de cette méthode à Toulouse : "Ça fait maintenant cinq, six ans qu'on fonctionne comme ça. Ça nous permet d'avoir des joueurs, quand ils mettent le maillot pour la première fois, de ne pas ressentir forcément de pression négative, d'être déjà intégrés et d'être plutôt épanouis et efficaces sur le terrain."
Clément Poitrenaud a conclu en évoquant les derniers exemples de cette réussite, citant notamment deux jeunes talents dans la lumière : "Aujourd'hui c'est Kalvin (Gourgues), il y a Célian (Pouzelgues) aussi. Il y a des joueurs qui pointent le bout de leur nez et qui font de bonnes choses. C'est très positif à la fois pour eux, mais aussi pour nous, pour le groupe et la concurrence que ça génère à l'intérieur du groupe."