Publié par Manu
le 11 février 2026 à 12h30
Absent des terrains depuis le mois de novembre en raison d’une commotion cérébrale, Pierre-Louis Barassi a retrouvé la compétition fin janvier face à Bayonne. Le trois-quarts centre toulousain revient sur cette longue convalescence et les symptômes qui ont retardé son retour.
Pierre-Louis Barassi n’avait plus foulé une pelouse depuis le mois de novembre. La commotion cérébrale subie lui a laissé des séquelles bien plus longues que prévu, empêchant tout retour à la compétition avec le Stade Toulousain.
Le trois-quarts centre a expliqué à La Dépêche les raisons de cette absence prolongée : "Ça a duré parce que j’avais des symptômes dus à la commotion qui ne disparaissaient pas. C’est la première fois que cela dure aussi longtemps. Aussi, avec le staff et l’encadrement médical, on a préféré prendre le moins de risques possibles parce que ce sont des blessures sur lesquelles on a peu de recul."
Au-delà de l’aspect purement sportif, le natif de Sélestat a pris conscience de l’enjeu qui dépassait le cadre du terrain.
Le joueur de 27 ans a insisté sur la nécessité de ne pas brûler les étapes : "C’est une partie du corps qui est très importante pour une carrière, mais aussi pour une vie entière. Donc, parfois, il faut savoir un peu prendre son mal en patience pour justement ne pas prendre de risque pour sa vie."
Le joueur arrivé au club en 2022 a également détaillé les symptômes qui l’ont accompagné durant ces longues semaines loin des terrains.
Des manifestations qui affectaient aussi sa vie en dehors du rugby, notamment dans le cadre de ses études : "J’avais des migraines, j’avais des difficultés à regarder, à me concentrer avec la luminosité. La luminosité me faisait mal. J’avais du mal dès que je réfléchissais. Par exemple, dès que je reprenais un peu mes cours j’avais mal à la tête."

Pierre-Louis Barassi a également confié que les premières tentatives de reprise n’avaient pas été concluantes, ce qui a encore repoussé son retour à la compétition.
Après avoir pris toutes les précautions nécessaires, le centre a finalement rechaussé les crampons le 31 janvier face à Bayonne, signant la fin de plus de deux mois d’absence.
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Pierre-Louis Barassi