Publié par Manu
le 11 juillet 2025 à 18h00
Nouvelle recrue du Stade Toulousain, Georges-Henri Colombe continue de porter l'étiquette d'un talent aux capacités exceptionnelles mais jamais pleinement exploitées. Le joueur s'est exprimé sur cette perception qui le suit depuis des années.
À en voir les commentaires depuis l'annonce de sa signature, Georges-Henri Colombe a toujours cette réputation de joueur doté d'un talent hors norme mais inaccompli. Interrogé par Sud Ouest sur cette image persistante, le natif de Nanterre reste philosophe : "Je l'entends depuis que j'ai 12 ans. Je m'y suis fait et je m'efforce de travailler. J'essaie de faire taire les gens qui disent que je ne suis qu'un potentiel. Voilà tout. Je fais mon petit bonhomme de chemin. Je ne me pose pas de question."
Loin de s'agacer de ces remarques répétées, le joueur adopte une attitude d'ouverture : "Non. J'écoute, je prends tout ce que j'ai à prendre. Je travaille en silence. Je suis quelqu'un qui prend la vie comme elle vient : je vis au jour le jour. J'entends forcément ce qu'on me dit et je le prends en compte. Mais j'ai ma manière de travailler."
Pour le nouveau pensionnaire du Stade Toulousain, avoir du potentiel ne doit pas être synonyme de facilité. Sa recette pour éviter la complaisance est claire : "En se bougeant ! En se disant qu'on a un gros potentiel, qui est certes un atout, mais ça ne fait pas tout. Certains n'ont pas le même potentiel physique et sont obligés de travailler deux fois plus. C'est un moteur."

Le défi de la régularité reste au cœur des préoccupations de Colombe. Le joueur de 27 ans reconnaît ses propres contradictions : "Je suis quelqu'un qui ne se pose pas beaucoup de questions mais qui se remet en question. Je sais que je peux être un acharné de travail et me laisser aller deux semaines après. Mais ça arrive à tout le monde dans la vie de tous les jours."
Il conclut en relativisant : "Quand tu n'as pas envie de te lever pour aller bosser, tu te forces quand même. Des gens ont des métiers plus durs que le nôtre. J'ai la chance de faire ce que j'aime. Ça pousse à se « déchirer » pour être plus performant."
Georges-Henri Colombe