Publié par Loïc
le 03 juillet 2026 à 12h00
Vincent Moscato a livré une analyse sans détour sur la domination actuelle du Stade Toulousain, entre jalousie des autres clubs et polémiques autour du Salary Cap.
Vincent Moscato n'a pas mâché ses mots concernant la suprématie du Stade Toulousain sur le rugby français.
Pour l'ancien joueur, la série de titres consécutifs du club rouge et noir agace forcément la concurrence : "Le problème quand tu gagnes quatre fois d'affilée le championnat de France, c'est pratiquement insolent ! Avec les meilleurs du monde à leur poste, c'est d'une insolence incroyable et les autres n'en peuvent plus. À chaque fois, on se demande qui va pouvoir contrer le Stade Toulousain."

Pour l'ancien talonneur, cette domination nourrit forcément l'envie chez les concurrents : "Le Stade Toulousain, c'est une institution, donc tu jalouses cette équipe. Laurent Marti aimerait être le président du Stade Toulousain. Quand je critique le Stade Toulousain, je les critique car je me demande qui va pouvoir les taper. Montpellier n'était pas loin mais à la sortie, c'est toujours le Stade Toulousain qui gagne."
Le consultant de RMC estime que ce phénomène dépasse le cadre du rugby et touche tous les champions installés dans la durée : "Tous les sports, tous les champions, quand ils sont là depuis trop longtemps, les gens les haïssent. Mais à la sortie, quand tu aimes le rugby, tu aimes les voir jouer. Si tu aimes le jeu, tu te régales avec Toulouse."

Sur le dossier Salary Cap, qui a fait couler beaucoup d'encre autour du club, l'ancien joueur y voit paradoxalement un facteur de résilience supplémentaire : "Tu te dis que ce genre de problème va les affaiblir, mais au final ça les rend encore plus fort. C'est une secte incroyable. Tout le monde est contre eux et ça les rend encore plus fort. Leur intelligence est magnifique car plus les mecs ont les boules contre eux, plus ça les rend fort. Ils ont créé la secte toulousaine."
Malgré les polémiques actuelles, le palmarès du club parle pour lui-même selon Vincent Moscato, qui relativise les soucis récents face à l'ampleur du palmarès historique : "Alors il y a ces soucis de Salary Cap, mais ils ont 25 titres. Ce sont des soucis de deux ou trois années, mais ça fait un moment qu'ils dominent le rugby..."
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