Publié par Manu
le 01 avril 2026 à 11h28
Marqué par une grave blessure à la cheville depuis juin 2024, Cyril Baille traverse une période compliquée. Le pilier international du Stade Toulousain s'est confié sans filtre sur ses douleurs au quotidien, sa perte de hiérarchie et sa détermination à revenir à son meilleur niveau.
Le pilier gauche du Stade Toulousain, Cyril Baille, vit depuis plusieurs mois avec les séquelles d'une blessure sévère à la cheville contractée en juin 2024, incluant un arrachement des ligaments et une fracture du péroné.
Opéré à deux reprises après un premier passage sur le billard raté, le joueur compose désormais avec des douleurs récurrentes : "La gêne, ce sont de grosses douleurs. C'est-à-dire que le matin, la cheville est parfois bloquée et elle peut le rester une heure. Elle met du temps à se déverrouiller. Après les entraînements, elle double de volume. Donc c'est une grosse galère. Mais bon, on a appris à vivre avec. Il y a des moments où ça va, d'autres où j'ai plus mal, c'est comme ça."
Malgré ces difficultés, le natif de Pau assure que la situation évolue dans le bon sens, ce qui lui a permis d'enchaîner quelques feuilles de match ces derniers mois : "Honnêtement, ça va, ça va. J'ai toujours des douleurs un peu récurrentes, mais sur le ressenti, c'est de mieux en mieux, parce qu'on a bien travaillé avec le préparateur physique et honnêtement, aujourd'hui, tous les voyants sont au vert."

Au-delà des douleurs physiques, c'est la dimension mentale qui a été la plus difficile à gérer pour le joueur.
Relégué dans la hiérarchie des piliers tant à Toulouse qu'en équipe de France, il a dû digérer cette réalité : "Ce qui est dur, c'est surtout de se sentir un peu mis en retrait. C'est sûr que ce n'est pas toujours facile à accepter. Maintenant, voilà, j'ai fait la paix avec ça. Mais c'est vrai qu'au début, c'est compliqué. Quand tu passes de jouer tous les week-ends à moins y être, tu sens aussi que, que petit à petit, c'est de plus en plus dur. Donc oui, ce n'est pas facile. Mais c'est comme ça, ça fait partie du haut niveau."
Cyril Baille refuse toutefois de baisser les bras. À 32 ans, le pilier international veut profiter de chaque opportunité qui se présentera à lui dans les mois à venir : "Honnêtement, vu comme c'est parti… on verra. Après on n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise. Mais il faut aussi penser à l'après. J'ai envie de me donner tous les moyens pour faire un an et demi à fond et après, je ne calculerai pas."
Cyril Baille